08 novembre 2009
Parrainages d'enfants
La première orientation de notre association concerne le parrainage d’enfants issus pour la plupart de familles monoparentales, leur permettant ainsi de poursuivre une scolarité souvent compromise voire interrompue. La prise en charge des fournitures scolaires, uniformes et frais inhérents à l’éducation motive les parents à envoyer leur enfant à l’école et évite en grande partie le travail de ces enfants. Cette action, réalisée en partenariat avec l’association Anugraha, se situe dans la région de Dindigul, petite ville du Tamil Nadu, éloignée des circuits touristiques et de leurs retombées économiques. Dindigul se situe à une heure de trajet de la grande ville de Madurai, célèbre pour son temple monumental. Notre interlocuteur local est le Père Isaac, père capucin, supérieur de Sister Amili. Je l’ai rencontré en juillet 2006 et mars 2009. Nous sommes régulièrement en contact par email.- La plupart des enfants parrainés sont des fillettes, dont on sait que la condition est nettement défavorisée par rapport à celle des garçons. Nous parrainons pour le moment 11 filles et 3 garçons.
- Concrètement, lorsqu’une personne souhaite parrainer, je me mets en contact avec le père Isaac, qui me fait parvenir une fiche descriptive de l’enfant avec sa photo et sa situation familiale. Sur la fiche figure également l’adresse à laquelle le parrain peut correspondre avec l’enfant.
- Le parrain s’engage à verser 20 euros par mois sur le compte d’A.SI.A. Nous envoyions l’argent des parrainages deux fois par an jusqu’à présent, mais allons augmenter la fréquence à trois fois par an, devant l’augmentation du nombre de parrainages. Nous effectuons un virement bancaire international sur le compte de l’association du père Isaac. Il redistribue ensuite l’argent sur les livrets bancaires ouverts au nom de l’enfant. Il conserve les livrets, et les parents doivent lui demander l’autorisation de retirer de l’argent et préciser pour quelle dépense, dans le but d’éviter toute dérive ou mauvais usage de l’argent. Il est le garant moral de l’utilisation de l’argent.
- Il n’y a pas d’intermédiaire entre le père et nous, ce qui explique que le montant du parrainage est moins élevé que celui d’organisations spécialisées dans le parrainage, mais implique également des nouvelles moins fréquentes. Le parrain reste libre d’écrire à son filleul à la fréquence qu’il souhaite. Bien sûr, le parrain a la possibilité de visiter son filleul à l’occasion d’un voyage en Inde du sud.
- Suite à mon dernier voyage en Inde, en mars 2009 nous avons un « portefeuille » de parrainages à placer. Il arrive aussi parfois que le Père Isaac nous fasse parvenir une demande « d’urgence » pour une famille particulièrement démunie, à l’occasion par exemple du décès du père de famille ou d’une maladie grave. C’est arrivé deux fois déjà et nous avons eu la joie de trouver très rapidement des parrains.
- Lors de mon dernier séjour en Inde, j’ai passé trois jours à Anugraha, et ai ainsi pu rencontrer plus de la moitié des enfants parrainés. Le père m’a montré les livrets bancaires ainsi que les sommes créditées sur les comptes nominatifs des enfants. Les enfants sont venus, accompagnés de leur père, mais le plus souvent de leur mère, qui souvent tient la famille à bout de bras, en travaillant « à la journée » dans les champs, ou chantiers de construction. Le parrainage permet vraiment d’offrir à ces enfants l’espoir d’un avenir meilleur, et soulage les parents de la charge financière d’éduquer les enfants. Sans ce soutien beaucoup d’enfants abandonneraient rapidement l’école, notamment les filles, pour aider à maintenir le foyer. Leur éducation est primordiale, pour voir les mentalités changer dans ce pays rigidifié par le système des castes et un fonctionnement patriarcal qui dénie toute capacité de décision aux femmes, à l’intérieur et à l’extérieur des maisons.
- Si vous avez envie d’en savoir plus, n’hésitez pas à nous poser toute question complémentaire à notre adresse : lesamisdesisteramili@gmail.com
07 novembre 2009
Nos coordonnées bancaires
02 novembre 2009
L'inde, un pays émergent, oui mais...
nMortalité infantile : 63 pour 1000 en 2002
nChaque année 2,5 millions d’enfants meurent en Inde
n145 millions d’enfants de moins de 6 ans sont malnutris
n35 % des nouveaux-nés en sous-poids de naissance des Pays en voie de développement sont indiens
n1 personne /4 vivant en-dessous du seuil de pauvreté dans le monde est indienne
n1 fille de moins de 16 ans est violée toutes les 155 minutes
n1 enfant de moins de 10 ans est violé toutes les 13 heures
nLa population indienne comprend 927 femmes pour 1000 hommes
nTaux d’alphabétisation : 76 % pour les hommes, 54 % pour les femmes
nEnviron 53 % des enfants scolarisés abandonnent l’école avant d’avoir fini le collège
n38 % des enfants des castes répertoriées (basses castes et hors-castes) sont déscolarisés
n66 % des enfants qui quittent l’école sont des filles
n65 % des filles en Inde sont mariées à l’âge de 18 ans et deviennent mères peu après
nL’Inde a le plus grand nombre d’enfants travailleurs dans le monde
01 novembre 2009
Mini parlements d'enfants
Santé POPE
Camps d'été
Ecoles de remise à niveau
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19 octobre 2009
Comment nous aider
Si vous souhaitez nous aider, vous pouvez :
Participer au salaire du personnel de l’hôpital, à partir de 2 euros par mois, ou 24 euros par an.
Faire un don ponctuel pour la construction de l’hôpital.
Soutenir les autres engagements d’A.SI.A :
· Parrainer un enfant indien défavorisé (à raison de 20 euros par mois)
· Procurer un moyen de subsistance à une veuve indienne, grâce à l’achat d’une vache laitière (don unique de 200 euros)
Nos coordonnées bancaires :
Intitulé du compte: ASSOCIATION
LES AMIS DE SISTER AMILI
Domiciliation: CAISSE D’EPARGNE
D’ ALSACE STRASBOURG
RIB: 16705 09017 04779285077 clé 80
IBAN: FR76 1670 5090 1704 7792 8507 780
BIC : CEPAFRPP670
13 octobre 2009
Pourquoi un hôpital à cet endroit ?
Dans les communautés dalits, il y a un grand vide dans les infrastructures de santé. Nous essayons d'y remédier en créant dans quelques villages des points santé. Pour l 'instant, nous avons formé une jeune femme d'un village qui donne les premiers soins et aide les malades à se rendre à l'hôpital.
Ce manque nous a amenés à envisager la construction d'un petit hôpital de campagne doté d'une vingtaine de lits. Il n'y a pas d'hôpital à 20 km à la ronde, de plus, il n'y a pas de docteurs installés dans les villages. Ils exercent tous en ville et très souvent ils refusent de venir à domicile, ce qui veut dire que le malade doit se déplacer.
POPE a implanté l'hôpital rural à Thallakulam, un village de l'état du Tamil Nadu en inde du sud. Celui-ci est entouré de nombreux villages ruraux, dont le peuple lutte pour accéder au développement. C'est ce qui a motivé le choix de cet endroit afin que notre association puisse mettre en place ses activités.
Nous concentrons principalement nos programmes sur l'éducation et mettons en oeuvre nos activités dans divers domaines avec la participation active de la communauté afin qu'elle puisse accéder à une vie meilleure.
50 enfants âgés de 7 à 15 ans environ résident dans notre centre de développement des enfants dalits. Ces enfants fréquentent régulièrement l'école, leur nombre devrait augmenter dans les toutesz prochaines années. Ils viennent de familles très pauvres, et on y trouve des orphelins de père, de mère ou même des deux parents.
Bien que nous adoptions toutes les mesures d'hygiène et de soins préventifs afin de leur assurer une bonne santé, il arrive qu'il y ait parmi eux des enfants malades (maladies cardiaques, problèmes de vue, d'audition...) qui nécessitent des suivis, des contrôles médicaux constants ou périodiques.
Actuellement, ces contrôles sont assurés par l'équipe sanitaire de notre communauté, sur les conseils de médecins spécialisés que l'on trouve dans des centres médicaux gouvernementaux situés à plus de 20 km de notre centre et donc difficilement accessibles. Un hôpital dans notre centre serait d'une grande aide pour ces enfants.
Indépendemment de ceci, nous avons près de 1000 enfants qui vivent dans les 30 villages environnants et qui fréquentent librement, sous notre tutelle, notre centre d'instruction. Nous essayons, à notre niveau et de notre mieux, de leur assurer une meilleure croissance et un bon développement en les aidant à acquérir la connaissance et les compétences nécessaires pour surmonter les obstacles de la vie auxquels ils doivent faire face dans notre société basée sur les castes. Ainsi, ces enfants viennent par groupe chaque week-end dans notre centre pour suivre des cours de perfectionnement dans les matières de base et acquérir des compétences particulières telles que la prise de parole, instruction civique, leurs droits, leurs devoirs et la culture (chant, musique, danse, théâtre, poésie, sport...). Ces groupes auront la chance de bénéficier des services de l'hôpital.
Sur le terrain jouxtant celui du futur hôpital, nous avons construit un collège technique pour la jeunesse rurale. 4 formations professionnelles y sont enseignées (20 élèves par classe) : menuiserie, électricité, couture et informatique. Il est prévu à partir de l'année prochaine, d'y adjoindre 4 cours supplémentaires. Ces 80 jeunes apprentis bénéficieront également de l'infrastructure hospitalière pour le suivi médical tant préventif que curatif.
Sur le campus, nous avons également, un centre de développement réservé aux femmes dans lequel nous organisons, formons, guidons des groupes de femmes dalits. Pour la plupart, elles sont sous-alimentées, sujettes à de nombreuses maladies, confrontées à la superstition en matière de grossesse, le tout assorti de maux symptomatiques dûs à leur vécu dans leur village. Jusqu'à présent, nous les aidons en traitant les maux mineurs. Il est certain que ces femmes utiliseront nos services hospitaliers et bénéficieront des animations sur les thèmes de l'hygiène, le suivi des grossesses, le suivi pédiatrique.
Ce centre hospitalier servira également de centre de formation et d'éducation sanitaire. Il servira à former les femmes qui sont en charge de la santé dans les villages. Elles seront le relais entre le village et le centre. La médecine traditionnelle indienne sera pratiquée à l'hôpital et sera également enseignée aux femmes des villages.
Mon voyage en Inde mars-avril 2009

Mon voyage en Inde du 23 mars au 16 avril 2009
Mon séjour a débuté par une journée à Madras, pour y faire quelques emplettes et surtout rendre visite au Père Ceyrac qui vient de fêter ses 95 ans, et qui restera à jamais lié à ma découverte de l’Inde.
Dès le lendemain, je suis partie à la rencontre du nouveau partenaire local de notre jeune association A.SI.A. Il s’agit de l’association POPE (People Organisation for Planning and Education), située près de Tiruvanamalai, à 150 km au sud-est de Madras. Dirigée depuis plus de vingt ans par Rosario, un avocat indien chrétien et néanmoins intouchable, spécialisé dans les droits de l’homme, POPE se bat pour défendre les droits des dalits (ex-intouchables). En effet, les dalits (« homme brisé » en hindi) sont jugés impurs par les gens de caste et sont ainsi victimes d’un apartheid social, politique, économique, culturel et humain permanent. J’ai pu le constater notamment au niveau des villages où j’ai suivi l’infirmière de POPE. Les maisons dalits sont systématiquement séparées du village principal et ne bénéficient d’aucune infrastructure gouvernementale. 15 % de la population indienne est dalit, même si le système des castes a été officiellement aboli lors de l’indépendance de l’Inde en 1947. Les dalits sont encore trop souvent victimes de violences, d’injustices, et sont clairement considérés comme des sous-hommes. Beaucoup ont tenté d’échapper à leur sort en se convertissant à d’autres religions. Malheureusement, leur situation n’y est pas meilleure. En effet, le système des castes est maintenu de façon sournoise dans toutes les religions du sous-continent. De plus, la conversion les exclut du système de quotas alloués aux intouchables par le gouvernement dans les universités et la fonction publique. De toute façon, cette discrimination positive ne fait que renforcer le mépris qu’éprouvent les gens de caste envers les dalits. Ainsi, POPE, avec peu de moyens tente d’intervenir dans tous les aspects de la vie des dalits en leur procurant éducation, formation professionnelle, accès à la santé, connaissance de leurs droits …. De nombreux projets attendent de voir le jour. Ainsi, POPE souhaite fournir une « case santé » dans tous les villages dont il a la charge, avec un animateur santé formé à l’hôpital pendant deux mois, qui délivre quelques médicaments et des conseils d’hygiène et alimentaires. POPE prévoit également un centre de réhabilitation pour les handicapés, un hôpital de 20 lits qui dispenserait soins et conseils à la population des villages environnants, et qui ferait la promotion des médecines alternatives (en particulier la médecine ayurvédique, médecine traditionnelle indienne). Il y a pour le moment deux centres d’hébergement pour les enfants ayant quitté l’école pour travailler afin d’aider leurs parents à subvenir aux besoins de la famille. Leur travail ressemble à du pseudo-servage, car ils travaillent souvent aux champs pour rembourser des dettes héréditaires aux taux usuriers, les dalits ne possédant pas de terres. POPE récupère ces enfants de tous âges, les héberge et les scolarise dans le centre de Suvasam la première année, en vue de leur faire réintégrer le cursus scolaire normal. Ces enfants ne rentrent chez eux que pour les vacances.
POPE a également à cœur de promouvoir la culture dalit, qui est en train de disparaître, en dispensant à ses pensionnaires des cours de danse, musique, sport…. Il s’agit en fait de relever le défi de faire prendre conscience à ces enfants qu’ils ont des talents qui ne demandent qu’à s’épanouir, et que par l’éducation ils peuvent prétendre à un avenir meilleur que celui de leurs parents.
En résumé, un projet vaste et ambitieux mais passionnant, à travers lequel se fait tout un travail de conscientisation aux droits afin que les dalits de tous âges et de toute condition prennent leur destin en main et fassent valoir leurs droits inscrits dans la Constitution indienne. Un effort particulier est réalisé en faveur des femmes, dont la situation est souvent des plus précaires, mais « ce seront elles qui changeront l’Inde » d’après le Père Ceyrac.
Concrètement, j’ai passé deux semaines à POPE à découvrir leurs activités. J’ai suivi l’infirmière dans ses tournées dans les villages dalits. J’ai ainsi pu constater à quel point les femmes dalits étaient usées avant l’âge par le travail harassant dans les champs, les grossesses précoces, l’hygiène précaire… Ce sont souvent elles qui maintiennent les familles à bout de bras, de nombreux hommes sombrant dans l’alcoolisme.
Je n’ai pas manqué par ailleurs de passer quelques jours à Dindigul auprès du Père Isaac, notre premier partenaire, responsable de nos parrainages. J’ai pu rencontrer plus de la moitié des enfants parrainés. La plupart sont issus de familles monoparentales, ce qui rend leur situation particulièrement critique en Inde. Le Père Isaac m’a présenté les livrets d’épargne nominatifs des enfants ainsi que les versements effectués par notre association. J’ai pu ainsi constater le sérieux et l’efficacité de notre action.
Il m’a également présenté ses autres projets, notamment l’aide aux veuves, particulièrement éprouvées en Inde et souvent totalement démunies. En procurant une vache laitière à ces femmes, elles sont assurées d’un maigre revenu qui leur permet de subsister. De plus, on leur demande de rembourser petit à petit une partie de la somme déboursée, ce qui à terme permet à d’autres personnes dans le besoin de bénéficier de l’acquisition d’une vache laitière. Le Père Isaac est également le génial inventeur des « parlements d’enfants ». Il a en effet imaginé une prise en charge de leur destin par les enfants. Ainsi, il a constitué des parlements d’enfants qui se réunissent pour parler de leurs problèmes quotidiens ( éducation, santé, environnement, famille,….). Chaque enfant a un portefeuille particulier. On retrouve un ministre de la santé, un autre de l’éducation, de l’environnement, etc… Ils apprennent ainsi lors de leurs réunions hebdomadaires à prendre la parole ainsi qu’à prendre des décisions collectives, telles que nettoyer la rue principale, demander un éclairage public, ou dénoncer par courrier les pratiques d’un instituteur trop violent. Les parlements élisent des représentants au niveau de tout l’état du Tamil Nadu. Cette initiative vient d’être primée par l’UNICEF pour son excellent travail dans le domaine des droits de l’enfant.
J’ai bien sûr rendu visite à ma chère Sister Amili, qui est l’inspiratrice de notre association. Elle est toujours aussi enjouée, et c’est un pur bonheur de passer du temps avec elle et de l’écouter chanter.
Ainsi, nous ne pouvons que nous féliciter de soutenir de tels partenaires, qui consacrent leur énergie à bâtir un avenir meilleur.
Je reviens biensur enchantée de mon séjour indien et très enthousiaste. En même temps, je sens une grande responsabilité envers ces partenaires de qualité et de confiance que j’ai promis d’aider de mon mieux.
Si le cœur vous dit de nous aider à les aider, plusieurs moyens sont à votre disposition :
- parrainer un enfant pour lui permettre de poursuivre sa scolarité
- participer à l’acquisition d’une vache laitière
- participer aux projets de l’association POPE
Notre association est reconnue d’intérêt général et à ce titre vos dons bénéficient d’une déduction fiscale de 66 %.
Je vous remercie de l’intérêt que vous portez à notre petite association, et reste à votre disposition pour toute information complémentaire.
Agnès Muller,
Présidente A.SI.A
lesamisdesisteramili@gmail.com








